ATTENTION : LÉCHER UN VAGIN OU SUCER UNE BITE PEUT VOUS ÊTRE FATAL

Non ! L’idée n’est pas de vous inciter à vous priver de ces pratiques si enivrantes. Mais de vous inviter à faire preuve de prudence. D’autant plus que le plus souvent, les conséquences néfastes au sujet de ces pratiques sont issues de comportements sexuels à risque. En effet, l’exposition à des maladies ou des complications sanitaires quand on ne prend pas les mesures nécessaires, n’est pas seulement subordonné à l’intromission (Pénétration, lors d’une relation sexuelle, NDLR). Vous pouvez transmettre ou chopper une infection rien qu’avec les pratiques buccales. Il est temps pour vous de savoir comment cela est possible.

Le multipartenariat buccal comme facteur de (grands) risques

Les papillomavirus (HPV) seraient responsables du risque de cancer de la bouche et de la gorge. D’après nos recherches, il s’agirait de l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente et la plus virale au monde.

Ce virus se transmet par contact cutané direct, le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. Près de 80 % de personnes dans la population de chaque pays sont infectées par le virus HPV au cours de leur vie. Ce qui signifie que nous sommes littéralement tous et toutes sujets à être contaminés à un moment donné de notre existence. D’ailleurs, d’après Thomas Jouffroy, médecin spécialisé dans le diagnostic comme la prise en charge des affections et des troubles de la « sphère ORL » (c’est-à-dire le visage – l’oreille) : « La quasi-totalité des adultes sexuellement actifs sont porteurs du virus HPV sans le savoir. »

Il semblerait que le risque d’infection au papillomavirus existe dès l’adolescence et les premiers contacts intimes. Face à ce virus, hommes et femmes sont égaux et vulnérables. S’il est vrai que naturellement l’organisme est à même d’éliminer cette infection afin qu’aucune maladie en découle ; dans environ 10% des cas, elle peut résister et persister. Ce qui peut ainsi provoquer différents types de lésions précancéreuses et évoluer au fil du temps en cancers. Est-ce que vous comprenez mieux pourquoi vous devez absolument faire attention ?

En plus, il faut savoir que le papillomavirus est tellement tenace que même pendant un rapport sexuel protégé, il peut se transmettre. Du coup, vous vous doutez bien que si vous multipliez les partenaires, vous décuplez le risque d’infecter ou de vous faire infecter !

Or d’après des études américaines effectuées à la fois sur des patients atteints de cancers causés par les papillomavirus et d’autres n’en souffrant pas ; il ressort que l’intensité et la régularité de rapports bucco-génitaux pourraient influer sur le risque de cancer de la bouche et de la gorge. Plus précisément, ces études révèlent que le fait d’avoir eu plus de dix (10) partenaires sexuels oraux augmenterait quatre (4) fois plus le risque d’avoir un cancer oropharyngé associé aux papillomavirus (HPV).

Toutefois, les mêmes études insistent sur l’aspecct selon lequel, le nombre de partenaire n’est en aucun cas l’unique facteur de risque de cancer de la bouche et de la gorge suite à des fellations et/ou des cunnilinctus. D’autres éléments ont été identifiés. Notamment :

  • le fait d’avoir des relations sexuelles orales à un plus jeune âge et d’avoir plus de partenaires sur une période plus courte,
  • le fait d’avoir eu des partenaires sexuels plus âgés lorsqu’elles étaient jeunes,
  • le fait d’avoir des partenaires qui ont eu des rapports extraconjugaux.

Etant donné que la cavité buccale, le pharynx, la vulve, le vagin contiennent une flore abondante et variée, composée de nombreux germes ; il suffirait d’une lésion, d’une excroissance (visible ou non), de verrues, d’infections (même bénigne) ou tout autre anomalie pour que le risque de transmission de virus HPV accroisse de manière exponentielle.

Faîtes donc énormément attention.

Heureusement….

Il est possible d’être vacciné contre le papillomavirus. Cela dit, pour le moment, seules les femmes peuvent en bénéficier de ce vaccin. Ce qui implique pour les hommes de faire preuve d’une prudence supplémentaire dans leur pratique sexuelle.

Evidemment, l’un des gros challenges pour énormément de pays africains, consisterait à mettre en place des dispositifs de dépistages et de vaccination de ce papillomavirus. Car les chiffres montrent que son impact sur la santé est alarmant. Pour vous donner une idée, d’après l’Institut Pasteur, les papillomavirus seraient responsables de 85% des cancers anaux ; de 50% des cancers du vagin, de la vulve comme du pénis ; d’environ 30% de cancers la gorge dont 20% des cancers de l’oropharynx (la partie du pharynx située derrière la bouche) et 10% des cancers du système aérodigestif supérieur.

Dans de nombreux pays hors du continent, le papillomavirus est détecté par frottis lors d’une visiste gynécologique pour les filles. Chose qui est clairement à notre portée en Afrique. Il suffirait donc que chacun se responsabilise dans ce sens (particulièrement les jeunes filles juste avant le début de leur vie sexuelle) et que nous puissions pousser nos structures médicales à penser à cette préoccupation collective qui tue en silence sur le temps.

Et puisque, il n’est pas encore réellement possible de détecter les cancers de la gorge ou de la bouche dus à ce virus, il importe d’assainir vos pratiques sexuelles orales afin de vous protéger du mieux que vous pouvez.